Les inégalités de genre en mathématiques sous le regard de la sociologie

Dans le cadre de la sortie du livre "Matheuses. Les filles, avenir des mathématiques", la sociologue Clémence Perronnet vient à la rencontre des lycéennes et lycéens, futures enseignantes et enseignants, chercheurs et chercheuses en mathématiques.
Dessin de quatre femmes devant un tableau noir rempli d'objets mathématiques

Le livre " Matheuses. Les filles, avenir des maths"

Le livre restitue une enquête sociologique réalisé auprès de 45 lycéennes ayant participé aux stages de mathématiques Les Cigales.

Il met à profit les sciences sociales pour décortiquer les inégalités de genre en mathématiques, pour mieux les combattre.

Il a été écrit par  Clémence Perronnet, sociologue, Claire Marc, médiatrice scientifique, et Olga Paris-Romaskevich, chercheuse en mathématiques.

Le livre est sorti le 25 janvier 2024 chez CNRS Éditions.

Les informations autour du livre se trouvent sur ce lien.

Programme de la visite

2 avril

  • 15h45 : exposé à l'IRMAR dans le cadre de la série de vidéos les 5 min Lebesgue, suivi d'une discussion.
  • 20h30 : présentation du livre et échange avec le public à la MJC du Grand Cordel, en partenariat avec la librairie Astrolabe.

 

3 avril

  • 10h-12h : Conférence-débat avec des élèves de 2nde et de 1ère.
    Inscription auprès de laetitia [dot] veirasatac-rennes [dot] fr (Laëtitia Veiras)

    Maths : au delà des idées reçues

    Au lycée, les mathématiques sont la matière reine, celle qui ouvre toutes les portes, et où seuls les meilleurs réussissent. Mais pourquoi cette discipline a-t-elle tant d'importance ? Et d'ailleurs, d'où viennent notre intérêt et nos compétences en maths ? Est-ce inscrit dans nos cerveaux ou nos gènes ? Quand on porte un regard sociologique sur les maths, on se rend compte que les « meilleurs » y ont très souvent le même profil. À l'inverse, le fait d'être une fille, de venir d'un milieu modeste ou d'être d'origine étrangère ou immigrée rend beaucoup moins probable la réussite en maths... Comment expliquer cela ? Qu'est-ce que le sexe, l'origine sociale ou la couleur de peau peuvent bien venir faire dans cette équation ? À partir d'une enquête sociologique menée auprès de 45 lycéennes, cette conférence montre que la réussite en maths n'a rien d'inné. Au contraire, nos rapports à cette matière sont le résultat de rapports sociaux. Sexisme, élitisme, racisme... la sélection par les maths est finalement bien moins neutre qu'elle n'en a l'air.

  • 14h-16h : Conférence à destination des étudiant·e·s en préparation aux concours de recrutement à l'enseignement.
    Inscription auprès de laetitia [dot] veirasatac-rennes [dot] fr (Laëtitia Veiras)

    Mathématiques : la plus élitiste des disciplines ?

    Alors que la France brille par ses performances au plus haut niveau des mathématiques internationales, elle se distingue aussi par une baisse du niveau moyen des élèves et par l’intensité des inégalités sociales devant la discipline. Selon certains indicateurs, la France est en effet le pays de l'OCDE ou le fait d'être une fille ou un élève issu des classes populaires impacte le plus négativement les parcours et performances en maths.

    En s'appuyant sur la recherche en sciences sociales et un enquête sociologique par observation et entretiens pendant des stages de maths pour des lycéennes, cette conférence explore ce paradoxe en analysant la façon dont l'élitisme – qui s'appuie sur une croyance persistante en une forme de « génie » mathématique – produit et renforce l’exclusion.